
En préparant un déménagement, vous retrouvez presque toujours des objets que vous ne garderez pas : un divan usé, un vieux congélateur, des pots de peinture entamés au sous-sol. À Saint-Jérôme, ville de 80 213 habitants au nord de Montréal, dans les Laurentides, chacun de ces objets suit une filière précise. L’écocentre y tient le rôle de la déchetterie française, et la Ville assure deux collectes distinctes, l’une pour les gros objets, l’autre pour les appareils réfrigérants. Connaître ces règles avant de commencer les boîtes évite de transporter dans le nouveau logement ce qui aurait pu partir avant.
Caler le tri sur la collecte mensuelle
La collecte des encombrants est gratuite, mais elle ne passe qu’une fois par mois dans chaque secteur. La dernière collecte avant votre date de départ devient donc l’échéance pour sortir les gros objets. Le calendrier se consulte sur le site de la Ville ou dans l’application Info-collectes. Les objets se sortent en bordure de rue la veille à partir de 19 h, ou le matin même avant 7 h.
La liste des articles acceptés est large : armoires, bibliothèques, commodes, tables, chaises, divans, matelas et sommiers, vélos, barbecues sans leur bonbonne, ainsi que les électroménagers qui ne contiennent pas de réfrigérant, comme une laveuse ou une cuisinière.
Les règles qui décident du ramassage
Chaque objet doit mesurer au plus 2,5 m de long et peser au plus 100 kg. Les tapis, les toiles et les pièces de métal se coupent en sections d’un mètre au maximum, attachées en paquets de 25 kg ou moins. Par logement, la limite est de six articles ou paquets, pour un volume total de 2 m³. Les clous et les vis doivent être retirés. Rien ne se place dans un sac de plastique ou une boîte de carton, sans quoi l’ensemble n’est pas ramassé.
Les immeubles de 13 logements et plus ne sont plus desservis depuis août 2024. Pour ces bâtiments, la Ville invite les propriétaires à signer une entente avec l’écocentre ou à faire appel à une collecte privée. Si vous habitez un tel immeuble, demandez au gestionnaire quelle solution il a retenue.
Ce qui ne part pas en bordure de rue
Plusieurs catégories sont refusées : le matériel informatique et les téléviseurs, les appareils réfrigérants, les miroirs, les portes et fenêtres, les aérosols, les résidus domestiques dangereux, les débris de construction et de rénovation, les pièces d’automobile, les résidus verts et les boîtes de carton, qui relèvent du recyclage. Les petits objets sans valeur de récupération, comme un boyau d’arrosage ou un petit appareil ménager, se jettent simplement au bac à déchets, avec les ordures de la semaine.
Tout ce qui part avec les encombrants est envoyé au site d’enfouissement. La Ville conseille donc d’apporter à l’écocentre les meubles en bon état, pour qu’ils soient réemployés. Le divan usé fait exception : à l’écocentre, les meubles rembourrés finissent eux aussi à l’enfouissement, et la collecte mensuelle les accepte.
Réfrigérateur, congélateur, climatiseur : une collecte à part
Les appareils réfrigérants contiennent des halocarbures, comme les CFC ou le fréon, dans leurs mousses isolantes et leurs liquides de refroidissement. Pour qu’ils soient traités correctement, la Ville offre une collecte gratuite sur inscription, au moyen d’un formulaire en ligne. L’appareil se dépose ensuite en bordure du bâtiment, et non de la rue, avec une affiche « Réservé pour l’écocentre ». Sont admis les réfrigérateurs, les congélateurs, les celliers, les refroidisseurs d’eau, les climatiseurs portatifs ou de fenêtre, les déshumidificateurs et les thermopompes. En cas d’achat d’un appareil neuf pour le nouveau logement, le détaillant récupère l’ancien.
Garage, remise et sous-sol : les produits à sortir avant les boîtes
Les résidus domestiques dangereux sont classés par pièce dans la liste de la Ville : au garage ou dans la remise, on trouve les bonbonnes de propane, l’essence, l’antigel, les huiles usées, les pesticides, les engrais chimiques et les batteries d’automobile. Au sous-sol, ce sont les restes de peinture, les solvants, les décapants, les vernis et les piles. Ces produits ne vont dans aucun bac, ni dans l’évier. L’écocentre les accepte, de préférence dans leur contenant d’origine, et ils ne doivent jamais être mélangés ni transvidés. Mieux vaut les y apporter avant le jour du déménagement plutôt que de les emballer avec le reste.
L’écocentre du boulevard Maisonneuve
L’écocentre de Saint-Jérôme se trouve au 220, boulevard Maisonneuve, et il ouvre toute l’année. C’est l’un des quatre écocentres de la MRC de la Rivière-du-Nord, dont le site publie les horaires. Vous pouvez y apporter les meubles et objets en bon état, l’électronique, les pneus et les débris de vos propres rénovations, sur présentation d’une pièce d’identité et parfois contre des frais. Les meubles rembourrés y sont acceptés gratuitement jusqu’à 2 m³ par année. Sa boutique de réemploi vend aussi des biens à moindre coût.
Un camion chargé de ce qui part vraiment
Une fois le tri terminé, le volume à transporter diminue. Pour un déménagement local facturé à l’heure, chaque meuble laissé à l’écocentre est un meuble de moins à protéger, à charger et à installer. Déménagement DMAX, recommandé par CAA-Québec, a son siège à Saint-Jérôme, boulevard des Hauteurs, où ses camions sont stationnés. Avant d’envoyer ses déménageurs à Saint-Jérôme, l’entreprise établit l’estimation à partir de l’inventaire du logement. Dressé après le tri, cet inventaire correspond à ce qui montera réellement dans le camion.




